Actualité nationale

Gilets Jaunes : des mesures annoncées qui vont dans la bonne direction

Dans une interview accordée aux Echos ce jour, le Premier Ministre précise les conditions d’application des mesures annoncées la semaine dernière par le Président de la République. Objectif ? accélérer les mesures qui permettent de distribuer du pouvoir d’achat tout en conservant celles qui améliorent la compétitivité des entreprises.

Evidemment, j’y ai été très attentif : le mouvement des Gilets Jaunes a été particulièrement fort en Vaucluse, sans doute parce que les difficultés économiques et sociales n’épargnent ni notre département ni ses habitants. Je formule donc le vœu que ces annonces soient de nature à apaiser les tensions. Edouard Philppe a annoncé qu’un projet de loi serait déposé sur le bureau de l’Assemblée Nationale ce mercredi 19 décembre, de façon à ce que tout puisse être voté avant Noël. Il a raison, nous devons agir vite.

Rappelons que ces mesures s’articulent autour de quatre thématiques :

  1. la défiscalisation des heures supplémentaires (et une suppression de cotisations) pour que l’impact sur le pouvoir d’achat des salariés soit maximal (un gain de 400 € / an en moyenne).
  2. « + 100 euros net« , en passant par une hausse massive de la prime d’activité, qui permet d’aller vite (dès le 5 février, la prime sera versée pour compléter le salaire de janvier et atteindre ainsi la hausse de 100 euros) et d’être juste (la prime d’activité permet aussi d’inclure les indépendants et les fonctionnaires dont les rémunérations sont proches du smic). Le nombre de foyers éligibles passera de 3,8 millions à 5 millions et nous devons en parallèle travailler à rendre cette prime d’activité plus lisible et plus automatique.
  3. une prime exceptionnelle totalement défiscalisée (impôts, charges sociales, CSG-CRDS), versée librement par les entreprises jusqu’à 1 000 euros, pour les salariés qui gagnent moins de trois fois le SMIC.
  4. l’augmentation de la CSG ne touchera plus que 30% des retraités (contre 60% prévus initialement)

Avec un coût s’élevant à 10 milliards d’euros, ces mesures vont inévitablement amener une légère augmentation du déficit public (aux alentours de 3,2% du PIB). Il est cependant essentiel de maintenir un cap vertueux, en maîtrisant les dépenses bien sûr ou, par exemple, en instaurant la taxe GAFA (qui devrait rapporter 500 millions d’euros) ou en s’emparant de la question de la taxation en France des dirigeants du CAC 40. 

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