Actualité nationale En Vaucluse

Quand la fraise de Carpentras monte à Paris…

C’est désormais une tradition : comme tous les ans, la Confrérie de la fraise de Carpentras est venue présenter au Sénat la production de l’année, où j’ai pu les accueillir avec mes collègues sénateurs vauclusiens. 
Star des étals, la fraise de Carpentras méritait bien une tournée à la hauteur de sa qualité. C’est ainsi que la confrérie a également été reçue à l’Assemblée Nationale et au Ministère de la transition écologique et solidaire, par Brune Poirson, secrétaire d’Etat, et un proche conseiller du Ministre de l’agriculture… en attendant de rencontrer le Président de la République le 1er mai, toujours à Paris.
Au delà du plaisir, pour chacun, de goûter ces fruits d’exception, l’opération, médiatisée, permet de mettre en lumière le travail de nos agriculteurs vauclusiens, qui font fructifier, grâce à leur savoir faire, la combinaison d’un terroir propice et d’un ensoleillement favorable.

Cette confrérie, je l’accompagne dans son travail depuis de nombreuses années, depuis le Sénat ou en les accompagnant dans leurs démarches (de certification notamment) au Conseil départemental. Parce que je sais l’ampleur du travail réalisé par la confrérie et parce que nous devons défendre ce fleuron de notre agriculture, qui produit plus de 4000 tonnes chaque année sur le bassin de Carpentras. 

Défendre la fraise de Carpentras sur les marchés nationaux et mondiaux, c’était d’ailleurs bien un des enjeux forts de cette visite parisienne, cette année particulièrement. L’arrivée précoce de la fraise d’Espagne plonge en effet celle de Carpentras dans une difficile situation de concurrence. Une concurrence qui ne se joue pas sur la qualité (la dégustation suffisant largement à montrer la supériorité de notre production vauclusienne), mais sur le prix (0,8 €/ kg pour l’espagnole, avec des contraintes d’exploitation et de production bien différentes). Alerter les élus, donc, mais aussi faire pression sur les grandes surfaces pour qu’elles contribuent à préserver la filière française en cessant d’appliquer des marges dix fois supérieures pour les fraises françaises à celles qu’elles prélèvent sur le prix des espagnoles.

 

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