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Débat d’orientation des finances publiques, des choix forts pour l’avenir

il y a 10 jours avait lieu au Parlement le débat d’orientation sur les finances publiques (DOFP). A cette occasion, le gouvernement a présenté les grandes lignes envisagées pour le budget 2020.

Avec, d’abord, un constat : la crise économique est sur toutes les lèvres, depuis trop d’années, au point qu’on en oublie trop souvent de regarder les chiffres et les améliorations qu’ils dessinent. Les prévisions de croissance sont de 1,4% pour l’année 2019, au dessus des 1,2% pour la zone euro et 0,9% en Allemagne. Le chômage est au plus bas depuis 2009 avec, c’est notable, la création d’emplois indistriels, pour la première fois depuis 15 ans. 

Le débat à venir s’arcboute d’abord autour de deux choix essentiels en matière de politique économique :
1. le maintien d’une politique de l’offre, entamée en 2017. Cette option se traduit notamment par la bascule du CICE en allégement pérenne de charges (soit un gain équivalent de 20 milliards d’euros pour les entreprises) ou la baisse de l’impôt sur les sociétés, qui atteindra 25% en 2022., avec une mise en oeuvre progressive dès 2020. 
2. une meilleure rémunération du travail, avec par exemple une baisse de l’impôt sur le revenu pour 17 millions de français, la revalorisation de la prime d’activité, la déficalisation des heures supplémentaires et plus globalement, l’ensemble des mesures prises en ce sens depuis 2017. Résultat, 27 milliards d’impôts en moins pour les ménages sur le quinquennat, auxquels s’ajoutent les 13 milliards d’impôts en moins pour les entreprises, soit un total de 40 milliards.

2020, quatre orientations à retenir
– une vraie réponse à l’urgence écologique
, avec des crédits alloués en constante augmentation (+10% par rapport à 2017), la clarification des aides à la rénovation énergétique et la prime à la conversion qui concernera 1 million de véhicules sur le quinquennat.
– la réaffirmation des fonctions régaliennes de l’Etat, que l’on parle de la Défense ou de l’Intérieur (avec par exemple la création de 10 000 emplois dans la sécurité sur entre 2017 et 2022)
– un meilleur accompagnement des personnes en précarité, via le retour à l’activité, avec une augmentation des crédits du Ministère des affaires sociales et de la santé, pour financer les mesures annoncées, le plan pauvreté., la hausse de la prime d’activité et la revalorisation de l’allocation adulte handicapé
– pour l’avenir, éducation et jeunesse renforcés (+4,5 milliards sur le quinquennat) pour financer en particulier le doublemment des classes, la limitation du nombre d’élèves par classe et la montée en charge du service national universel.

A suivre : quelles conséquences en termes de finances publiques ?

 

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